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Biographie (Wikipedia)
Ségolène Royal, dont le prénom complet est Marie-Ségolène (elle a porté son prénom complet jusqu’à 25 ans), est née le 22 septembre 1953 à Dakar (Sénégal) ; femme politique française, elle est membre du Parti socialiste.
Depuis 1988, elle est députée des Deux-Sèvres et depuis avril 2004 également présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes.
Fille de Jacques Royal, colonel d’artillerie, et de Hélène Dehaye, elle est issue d’une famille de huit enfants. Elle est la compagne, depuis la fin des années 1970, de François Hollande, actuel premier secrétaire du Parti socialiste, avec qui elle a quatre enfants.
Parcours scolaire
Collège et lycée à Charmes (Vosges) ;
Lycée privé Saint-Joseph à Épinal (1968) ;
Licence de sciences économiques à l’Université de Nancy II ;
Diplômée de l’IEP de Paris ;
Élève de l’École nationale d’administration (promotion Voltaire), elle sort 95e et choisit une affectation de magistrat au tribunal administratif.
Carrière politique
Conseillère de tribunal administratif en disponibilité, elle est remarquée par Jacques Attali (comme François Hollande), et devient de 1982 à 1988 conseillère technique au secrétariat général de la Présidence de la République, chargée d’abord de la jeunesse et des sports, puis des affaires sociales.
En 1988, elle est “parachutée” par François Mitterrand dans les Deux-Sèvres, où elle est élue députée de la 2e circonscription de Saint-Maixent-l’École. Commentant son succès, elle déclare : « Pour un parachutage, l’atterrissage est réussi. »
En 1994, elle passe le concours d’avocat au barreau de Paris tout en siégeant à l’Assemblée nationale et au conseil général des Deux-Sèvres, et entre au cabinet Teitgen.
En 1995, elle est battue aux élections municipales à Niort par le maire socialiste sortant Bernard Bellec.
En juillet 1997, elle abandonne son mandat de député pour entrer au gouvernement de Lionel Jospin, elle reconquiert son mandat de député en juin 2002.
En mars 2004, elle remporte la présidence de la région Poitou-Charentes face à son prédécesseur Elisabeth Morin.
En 2005, elle soutient comme la majorité des militants du parti socialiste français et de nombreux partis socialistes/sociaux-démocrates européens le traité établissant une Constitution pour l’Europe.
Fonctions ministérielles
3 avril 1992 au 29 mars 1993 : ministre de l’Environnement du Gouvernement Bérégovoy
4 juin 1997 au 27 mars 2000 : ministre déléguée à l’Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin auprès du ministre de l’Éducation Nationale Claude Allègre
27 mars 2000 au 27 mars 2001 : ministre déléguée à la Famille et à l’Enfance du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l’Emploi et de la Solidarité Martine Aubry
28 mars 2001 au 5 mai 2002 : ministre déléguée à la Famille, à l’Enfance et aux Personnes handicapées du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l’Emploi et de la Solidarité Elisabeth Guigou
Mandats politiques nationaux
13 juin 1988 au 2 mai 1992 : députée des Deux-Sèvres (démissionne pour entrer dans le gouvernement Bérégovoy)
2 avril 1993 au 21 avril 1997 : députée des Deux-Sèvres
1er juin 1997 au 4 juillet 1997 : députée des Deux-Sèvres (démissionne pour entrer dans le gouvernement Jospin)
depuis juin 2002 : députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres (élue au 2e tour)
Mandats politiques locaux
1983 : conseillère municipale de Trouville-sur-Mer (Calvados). Elle semble avoir quitté le Calvados sachant qu’elle ne serait pas investie par le PS local pour les législatives de 1986.
13 mars 1989 au 18 juin 1995 : conseillère municipale de Melle (Deux-Sèvres)
18 juin 1995 au 18 mars 2001 : conseillère municipale de Niort (Deux-Sèvres)
2 avril 1992 au 23 mars 1998 : conseillère générale des Deux-Sèvres
23 mars 1992 au 3 avril 1992 : conseillère régionale de Poitou-Charentes (démissionne pour entrer dans le gouvernement Bérégovoy)
depuis le 2 avril 2004 : présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes
Présidente du syndicat mixte du Parc interrégional du Marais Poitevin depuis 2004
Actions locales
La reconnaissance du chabichou en AOC ;
La défense du marais poitevin et sa restauration dans le cadre des grands travaux ;
Les mesures agri-environnementales, avec notamment la plantation de 10 000 arbres dans le Marais ;
La défense des élevages de qualité comme la parthenaise (création du centre de référence au lycée agricole de Melle) et la maraîchine (création du conservatoire au Bourdet).
La création d’un fonds social régional (le 8 mars 2006) pour assurer la gratuité d’accès à la contraception pour les jeunes filles des lycées professionnels, établissements régionaux d’enseignement adapté et centres de formation des apprentis qui n’ont pas accès aux centres de planification et dont les familles ne peuvent supporter le coût des examens médicaux et de la pilule. (Source : [1])
Affaires judiciaires
Le conseil de prud’hommes de Niort a condamné Ségolène Royal à un rappel de salaires de près de trois semaines 1999 pour avoir employé, sans les rémunérer, durant sa campagne de 1997 (élections législatives) plusieurs collaboratrices.
Bibliographie
Le Printemps des grands-parents : la nouvelle alliance des âges (Paris : Cogite-R. Laffont, 1987) ISBN 2-221-05314-1; (Paris : France Loisirs, 1988) ISBN 2-7242-3948-2; (Paris : Presses pocket, 1989) ISBN 2-266-02730-1.
Le Ras-le-bol des bébés zappeurs (Paris : R. Laffont, 1989) ISBN 2-221-05826-7. Note : La couverture porte en plus : “Télé-massacre, l’overdose ?”; Sujet(s) : Télévision et enfants, Violence télévision.
Pays, paysans, paysages (Paris : R. Laffont, 1993) ISBN 2-221-07046-1. Sujet(s) : Environnement Protection, Politique de l’environnement, Développement rural.
France. Ministère de l’environnement (1991-1997), Ségolène Royal, une année d’actions pour la planète : avril 1992 - mars 1993 (Paris : Ministère de l’environnement, 1993).
France. Assemblée nationale (1958-….), Commission des affaires étrangères, Rapport d’information sur les suites de la Conférence de Rio (Paris : Assemblée nationale, 1994) présenté par M. Roland Nungesser et Mme Ségolène Royal, ISBN 2-11-087788-X.
La vérité d’une femme (Paris : Stock, 1996) ISBN 2-234-04648-3.
Laguerre, Christian, École, informatique et nouveaux comportements (Paris ; Montréal : Éd. l’Harmattan, 1999) préf. de Ségolène Royal, ISBN 2-7384-7453-5.
Sassier, Monique, Construire la médiation familiale : arguments et propositions (Paris : Dunod, 2001) préf. de Ségolène Royal, ISBN 2-10-005993-9.
Amar, Cécile, et Hassoux, Didier, Ségolène et François ([Paris] : Privé, impr. 2005) ISBN 2-35076-002-2.
Bernard, Daniel, Madame Royal ([Paris] : Jacob-Duvernet, impr. 2005) ISBN 2-84724-091-8.
Biographie - (Conseil Régional Poitou Charentes)
Ségolène Royal est, depuis quinze ans, députée du département des Deux-Sèvres. Elle a été trois fois ministre : de l’environnement (1992-1993), de l’enseignement scolaire (1997-2000), de la famille, de l’enfance et des personnes handicapées (2000-2002).
Tout au long de son parcours, Ségolène Royal s’est résolument engagée à rendre la plus concrète possible son action politique. Elle est ainsi à l’origine de réformes emblématiques qui ont marqué l’évolution de la société :
- la création du plan Handiscol, pour permettre à tous les enfants et adolescents handicapés de
suivre une scolarité normale ou adaptée ;
- la création du congé de paternité qui concilie pour la première fois, de façon concrète, l’égalité
homme/femme ;
- l’instauration de la garde alternée de l’enfant, dans le cadre d’une médiation familiale efficace ;
- la protection de l’enfance, avec une lutte continue contre toutes les formes de violences.
Députée
Députée PS des Deux-Sèvres (2ème circonscription, Saint-Maixent), élue pour la première fois en 1988 et réélue en 1993, en 1997 et en 2002. Depuis 1988, Ségolène Royal a relayé et soutenu avec efficacité les projets de sa circonscription (Pays Mellois, Saint-Maxentais, Marais) :
- pour améliorer l’environnement, la qualité de vie et le patrimoine : obtention d’aides de l’Etat pour l’aménagement de centres bourg, pour l’assainissement public, pour la replantation de haies; aides pour la mise en place d’un plan vélo et de pistes pédestres ; obtention de financement pour la sauvegarde du patrimoine dans le cadre du lancement des Grands Travaux pour le Marais Poitevin qu’elle a initié : restauration du patrimoine lié à l’eau, sauvegarde du marais contre le projet d’autoroute, rénovation d’églises et de temples, création d’une charte architecturale ;
- pour développer l’agriculture : soutien auprès des éleveurs pour l’obtention des droits à produire du lait de chèvre, pour la mise en place de contrats territoriaux d’exploitation et l’encouragement à l’agriculture raisonnée, pour la sauvegarde de la race maraîchine et de la race Parthenaise et pour la mise en place d’un label qualité du terroir (dont l’AOC pour le Chabichou) ;
- pour assurer une meilleure égalité des chances et favoriser la réussite scolaire : déblocage par l’Etat d’aides financières pour la rénovation ou la construction de nouvelles classes, soutien dans le maintien de classes rurales, mise en place de Contrats éducatifs locaux, création de nouvelles filières professionnelles dans les lycées, aménagement de structures d’accueil de la petite enfance ;
- pour mieux accueillir les anciens : soutien dans le développement et la rénovation de maisons de retraites et de lieux d’accueil des personnes âgées ;
- pour maintenir et développer l’emploi : aide dans la création de commerces multi-services ruraux, soutien à la mise en place de cellules reclassement pour les salariés frappés par la fermeture de leur entreprise ;
Ministre
Ministre de l’Environnement (gouvernement Pierre Bérégovoy, avril 1992 - mars 1993). Au cours de cette ” année d’actions pour la planète “, Ségolène Royal a mis en œuvre une politique de l’environnement moderne et ambitieuse :
- application de la loi sur l’eau (schémas d’aménagement et de gestion des eaux), création d’une Direction de l’eau, augmentation du budget des agences de l’eau, réforme de la police des eaux, coordination internationale de la gestion de l’eau ;
- traitement et recyclage des déchets (loi de juillet 1992), avec le soutien aux technologies innovantes pour le traitement et la collecte des déchets ;
- reconquête et préservation des paysages (loi sur les paysages de janvier 1993, avec la labellisation de 100 paysages et la promotion de leurs productions agricoles) ;
- lutte contre le bruit (loi cadre de décembre 1992) : prévention du bruit des transports, dans les bâtiments publics (les cantines scolaires notamment), les lieux de travail…
Ministre déléguée à l’Enseignement scolaire (gouvernement Lionel Jospin, juin 1997 - mars 2000), Ségolène Royal a engagé son action dans trois directions :
- pour une ” Ecole plus juste ” : avec la relance des zones d’éducation prioritaire, la création de fonds sociaux pour les élèves, la maîtrise des langages comme une priorité à l’école maternelle, la rénovation de la pédagogie au collège avec notamment l’instauration des ” itinéraires de découverte ” ;
- pour une ” Ecole plus partenaire ” : Ségolène Royal a donné une nouvelle place pour les parents d’élèves à l’école (création de la Semaine des parents à l’école et campagnes nationales pour les élections des représentants de parents). Un meilleur aménagement du temps de l’enfant a également été trouvé avec la création des Contrats éducatifs locaux et la reconquête de l’éducation à la citoyenneté a été mise en œuvre avec les Initiatives citoyennes pour apprendre à vivre ensemble constituant la mise en pratique de l’éducation civique qui est devenue obligatoire au Brevet des collèges ;
- pour une ” Ecole plus protectrice ” : la lutte pour les droits de l’enfant et contre la violence a été concrétisée par le vote de la loi de juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu’à la protection des mineurs. D’autres mesures ont été prises dans ce cadre : le combat contre le bizutage (loi de juin 1998), plusieurs campagnes contre le racket, la mise en place d’un numéro SOS Violences, la création des classes et des premiers internats-relais. Un véritable plan de rénovation de la santé scolaire a également été mis en place, avec notamment la revalorisation du rôle des infirmières scolaires et la mise à disposition de la pilule du lendemain des les lycées.
Ministre déléguée à la Famille, à l’Enfance et aux Personnes handicapées (Gouvernement Lionel Jospin, mars 2000 - mai 2002). En décidant et en mettant en œuvre des mesures concrètes et ciblées, Ségolène Royal s’est attachée à ce que toutes les familles soient mieux soutenues et mieux accompagnées dans toutes les circonstances ou aléas de la vie.
- pour les familles : Ségolène Royal a promu une autre vision de la famille, avec la réforme de l’autorité parentale, la réforme de l’accouchement sous X, la création d’un livret de paternité, le soutien à l’adoption internationale. Elle a souhaité aussi mieux concilier les exigences de la vie familiale et de la vie professionnelle, avec un meilleur accueil de la petite enfance (plus de 20.000 places nouvelles en crèche) et la création du congé de paternité. Des prestations mieux adaptées aux familles ont également été mises en place : barème unique des aides au logement, congé et allocation de présence parentale, allocation d’éducation spéciale (parents d’enfants handicapés), pérennisation de l’allocation de rentrée scolaire…
- pour la protection de l’enfance, dans le droit fil de ce qu’elle avait initié au ministère de l’enseignement scolaire, Ségolène Royal a continué à protéger l’enfant contre toutes les formes de violences : lutte contre les violences en institution (renforcement du SNATEM), contre la prostitution des mineurs (incrimination pénale du recours à la prostitution d’un mineur), protection contre la pornographie et lutte contre la pédo-pornographie (incrimination de la détention de documents de ce type), actions contre la violence dans les médias (création du collectif ” Enfance et média “), lancement d’une grande campagne télévisée de sensibilisation et de prévention des violences sexuelles.
- en faveur des Personnes handicapées : au-delà des mesures structurelles (comme la rénovation des COTOREP), Ségolène Royal s’est attachée à proposer des mesures concrètes, telles que : l’organisation du plan Handiscol’ pour la scolarisation et l’intégration des enfants et des adolescents handicapés ; le développement du parc de logement adapté, des aménagements en matière de transport (collectif et particulier) ; la création d’un label ” tourisme et handicap “.
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Parcours
Après avoir suivi des études secondaires dans les Vosges, Ségolène Royal a obtenu une licence de Sciences économiques. Elle est diplômée de l’IEP de Paris et ancienne élève de l’Ecole nationale d’administration (promotion Voltaire).
A sa sortie de l’ENA (1980), elle choisit une affectation de magistrat au tribunal administratif. Elle est ensuite (de 1982 à 1988) chargée de mission au secrétariat général de la Présidence de la République pour les questions de santé, d’environnement et de jeunesse.
En 1988, elle est élue pour la première fois députée PS des Deux-Sèvres En 1992, elle est nommée ministre de l’Environnement dans le Gouvernement de Pierre Bérégovoy et réélue en 1993 députée des Deux-Sèvres.
Réélue une nouvelle fois députée en 1997, elle est nommée par Lionel Jospin ministre déléguée à l’Enseignement scolaire ; puis, de 2000 à 2002, ministre déléguée à la Famille, à l’Enfance et aux Personnes handicapées. Elle est réélue députée des Deux-Sèvres en 2002.
Ségolène Royal est l’auteur de plusieurs ouvrages : Le Printemps des grands-parents (Laffont, 1987) ; Le Ras-le-bol des bébés zapeurs (Laffont, 1989) ; Pays, paysans, paysages (Laffont 1992) ; La Vérité d’une femme (Stock, 1996).