Des raisons d’un échec

May 15th, 2007 No Comments   Posted in Analyses des Bloggers

Mme Royal, croyez-vous que tous ceux qui ont voté pour votre candidature ont voté pour votre personne?

Ce n’est pas mon cas non plus que celui de mon entourage. J’ai pourtant contribué entre les deux tours à gagner au moins trois votants au vote contre notre adversaire mais non pour vous!

Outre le fait que par le biais du vote utile vous avez attiré dès le premier tour des voix qui ne vous étaient pas destinées en propre, il serait hasardeux d’ignorer ou feindre de le faire que les appels conjugués de M.G. Buffet, A. Laguiller, J. Bové, D. Voynet en votre faveur, s’ajoutant aux voix du référendum anti-Sarkozy prôné par O. Besancenot  et aux voix de gens de gauche investies sur F. Bayrou, ont permis au vote Royal de passer de 27 à 47%.

Si vous preniez la juste mesure de l’importance ainsi prise par le transfert de voix de gauche sur votre candidature vous cesseriez peut-être de vous poser en victime et vous tâcheriez d’analyser les raisons profondes de l’échec d’une candidature imperdable il ya quelques mois ; la première raison tient peut-être au mode de désignation par un parti, le PS d’une candidature vouée à être celle de toute la gauche et même d’une partie du centre, alors que les Italiens eurent la sagesse de tenir des “Primaires” autrement plus larges.
C’est en effet contraints et forcés que les électeurs voient leur choix limité par une constitution non-démocratique ( dénoncée avec quelle vigueur par Le coup d’Etat Permanent) que M. Mitterrand se garda bien de faire réviser après son élection. On connaît l’absurdité de ses dispositions qui virent 65% des électeurs non représentés au 2ème tour de 2002.

Avant d’analyser l’insuffisance réelle ou supposée de vos amis du PS, ne convient-il pas de souligner les nombreux impairs, les erreurs, les imprécisions, les fautes dont certaines de vos interventions ont témoigné dès les primaires; sans compter vos faux-bonds dans les media ?

Ensuite on peut vous reprocher d’avoir outrancièrement personnalisé la campagne et de l’avoir en quelque sorte “égocentrée”. Combien de “Je”, “Moi, Je”, “Je veux” dans votre discours; or, pour le Français moyen, comme il l’a appris à l’école, le moi est haïssable!

Ne disiez vous pas “Je suis heureuse ” au jour de votre désignation par le PS! Etrange privatisation d’une cause collective!

N’avez vous pas, également, abusivement tendu à présenter votre combat électoral comme un combat de genres ( ” osez” disiez-vous à  Lille et avec quelle emphase élire une femme! Comme si les Britanniques avaient conquis une quelconque liberté supplémentaire avec l’élection de Mme Thatcher tant décriée par Renaud! De même, lors de votre débat avec Sarkozy vous avez cité en référence Mme Merkel, équivalent allemand de Sarkozy, comme si la politique s’effaçait devant le genre.

Vous avez commis d’autre part un certain nombre d’erreurs au cours de la campagne  ( sur le nombre de sous-marins nucléaires, sur le pourcentage d’électricité d’origine nucléaire en France - que vous avez confondu avec la quotité d’énergie totale de cette origine).

Vous avez, de plus, pris des positions discutables et  non conformes au traité de non-prolifération nucléaire quant à l’accès de l’Iran au nucléaire civil.

Votre proposition gadget de premier emploi pour les jeunes vous a sans doute aliéné ( et aliéné à la gauche) le vote de plus d’un jeune , contraint à l’abstention, au vote nul voire à l’absurde vote Sarkozy. Même si le vote jeune a été massivement de gauche, il aurait pu l’être encore plus si cette proposition ne s’était ajoutée à la proposition d’encadrement militaire des jeunes en déshérence et de service civil obligatoire! Tout cela faisait sérieusement douter de l’ancrage à gauche de vos desiderata pompeusement baptisés pacte présidentiel dans l’esprit trop autocratique de la 5ème République que par ailleurs vous condamniez.

Vos considérations, antérieures à la campagne, sur les 35 heures hebdomadaires  de présence que vous estimiez exigibles des professeurs du secondaire avaient déjà écarté plus d’un de ceux-là de votre sillage tant elles témoignaient de l’ignorance coupable (pour une ancienne ministre des enseignements scolaires) des tâches et sujétions qui rythment la vie harassante de ces enseignants.

Je ne suis pas socialiste et n’ai jamais voté pour un candidat de ce parti que par discipline républicaine mais j’estime (si je puis me permettre d’intervenir, comme mon vote m’y autorise,  dans vos débats internes étalés en public sans vergogne par certains de vos amis et par vous-même) que la justice, le respect des autres, la vérité tout simplement vous commandent de vous mettre vous-même en question avant de battre la coulpe des autres  et  de soumettre à vos critiques votre parti et ses militants!

Est-ce pécher par orgueil qu’espérer que cette lettre vous y aide?


Eviter la dérive d’un melt’in pot

January 30th, 2007 No Comments   Posted in Analyses des Bloggers

Bonjour ,

je viens rejoindre ce blog coopératif , non pour l’état actuel du PS  mais plutot pour ma france qui est en péril avec ces partis politiques du moment :

je trouve que l’argument publicitaire de melt in pot a raccoller les suffrages des émmigrés  est un phénomene de mode réaliste reposant sur un besoin des socialistes a trouver coute que coute des voies , de plus on peu se souvenir des propos de gauche d’il y a une 30 en d’années que ce soi les socialistes ou comunistes   ;

leurs propos c’est qu’ils se passaient a l’époque de la présence des émmigrés et argumentaient la place aux ouvriers français (ils avaient raisons a l’époque car c’était la droite qui faisaient rentré tous l’invasion des peuplades sub saharienne ) et dont la présence démographique sur notre territoire  en 50 ans  est proportionel a sa tres fertile expenssion pyramidale!

(les anciens dans les campagnes sont vraiment génés de cette présence croissante et envahissante  est ce que ségolene a écoutée nos vieux inquiets de cette actuel invasion ! non elle écoute la logique de son raccolage et son caculs de nombre de voix)

bref j’en reviens aux argument de la gauche avant que la droite ne ferme le robinet de l’émmigration et que la gauche change de coté a prendre le partis des émmigrés , non par amour ou gaité de coeur mais par logique de chiffres d’émmigrés nationalisés français et représentant une masses , un nombre  a  récupérer!

prenons le cas de george freche , ce brave homme qui ne penssait rien de mal  lorsqu’il a affirmer etre étonné du nombre croissant d’africain et autres peuplades sub saharienne dans nos équipes de foot, cette honte sur lui s’est abbatu , le pauvre il regardait juste la réalité il a juste dis la vérité , mais bon il était un vrai socialiste celui qui défendait les travailleurs francais de l’usage des & émmigrés que la droite importait ! mais bon la gauche s’est juste redéguisé en maintenant “c’est plus la gauche des émmigrés batisé français”!

et bien non la france aux francs c’est ainssi qu’elle a été batisée!


Autour du débat de Jean François Copé sur France Europe Express

December 27th, 2006 No Comments   Posted in Analyses des Bloggers

Suite au débat du 17 décembre 06 de France Europe Expresse, dont Jean Francois Copé était l’invité, voici quelques observations :

En suivant ce débat comme beaucoup, nous devons avouer que les téléspectateurs n’ont pas du retenir grand-chose, sauf qu’aucun de ceux présents sur le plateau n’était d’accord sur rien. Enfin simple répétition des faits politiques… Ainsi on pouvait retenir que la France n’était qu’une idée, ce qui est complètement inexacte car si c’était le cas la France ne serait bientôt que ruine et désolation. La France, plus qu’une idée vague et de l’ordre de la théorie, ne doit-elle pas plutôt être vécue, construite et ressentie nativement par quiconque se revendiquant d’être français ? N’est-il en effet pas plus raisonnable de penser que l’individu devrait ressentir son pays plutôt que d’intellectualiser l’idée que le sens commun s’en fait ? N’en résulterait-il pas une intégration naturelle et évidente plutôt qu’une déformation de l’individu voulant appréhender les rouages, jusqu’alors inconnus d’une culture différente de la sienne. N’oublions pas que la France, poussée par son peuple a pris 15 siècles pour se construire culturellement et socialement.

Malheureusement pendant ce débat télévisée, la notion de devoirs associée aux droits ne semblait avoir été évoquée que pour la forme et le politiquement correcte, tout un chacun sachant bien que cette notion ne pèse pas bien lourds par rapport à son associé. Dommage dirons-nous, quand on pense que les fameux droits dont se prévalent beaucoup de nouveaux français sont belles et biens les conséquences des devoirs dont les français bâtisseurs se sont toujours acquittés. Les droits sont la récompense, et le devoir le labeur associé.

Nous voudrions à notre tour apporter nôtre pierre à l’édifice de ce grand débat d’actualité sous la forme d’un exemple pour montrer à quel point la France, depuis une quarantaine d’années malmène son pays ainsi que ceux qui propage « l’idée française » en la vivant au quotidien. Cela nous emmène à faire connaître un trait de l’histoire, pas toujours évidente, des franco-mauriciens de l’ancienne île de France aujourd’hui île Maurice :

En oubliant les Franco-mauriciens, la France ne laisse-t-elle pas sur ceux-là le poids de son passé esclavagiste?…

“Et, pendant ce temps, la France brûle, ses banlieues s’enflamment,sa culture est mise à mal par ceux-là même qu’elle a reconnus en son sein”.

Alors que contrairement à tout cela, nous les misérables descendants de français, prisonniers de notre rocher, non reconnu par quiconque, à l’inverse de ces fauteurs de désordres, avons non seulement conservé la culture française, mais aussi promue bien au-delà de nos petites frontières.

N’avons nous pas assez souffert de la mésaventure de nos ancêtres ? e colonisateurs qu’ils étaient, ne se sont-ils pas retrouvés du jour au lendemain au statut de colonisés par les Anglais? Du même coup, n’ont-ils pas perdu leur citoyenneté Française ? Pourquoi serions-nous responsable du malheur actuel des descendants d’Esclaves ?
Pourtant, certaines belles âmes ne se privent pas de le clamer!

Ainsi, par anachronisme, nous serions rendus responsables de la pratique de l’esclavage de nos ancêtres, parce que nous sommes leurs héritiers.

Non! Nous ne sommes pas redevables de quoi que se soit!

Pour être responsable, il aurait fallu que nous soyons les vrais héritiers de nos ancêtres. C’est à dire être français comme eux!

Une comparaison amusante et paradoxale serait de dire que si d’une part les descendants de colons sont autant responsables de l’esclavage que leurs ancêtres du simple fait de leur descendance, d’autre part, ne serait-il pas logique de dire que les descendants d’esclaves sont autant esclaves que leurs ancêtres toujours en raison de la descendance. Avant que divers associassions anti-racistes ne montent au créneau en ne lisant que cette phrase, précisons évidement qu’il ne s’agit là que d’un raisonnement par l’absurde. Il est évident que les descendants d’esclaves sont parfaitement libres à l’île Maurice. Permettez nous donc par symétrie de dire que les descendants de colons à l’île Maurice ne sont plus … colons ni esclavagiste. Nous voyons bien là encore une fois, si le postulat de départ est faux, le raisonnement qui suit est erroné.

Ainsi sur ce triste sujet de l’esclavage ou tant de personnes ont injustement souffert dans leur âme comme dans leur chair, pourquoi ne pas avoir trouvé de solutions plus équitables et raisonnables à leur problèmes ?

On n’hérite pas seulement du passif!

Il serait donc injuste que nous portions seuls toute la responsabilité morale d’une lourde période de l’histoire française, en son temps, durant cette période coloniale.
Ainsi, ce serait plutôt à la France que les descendants d’esclaves devraient présenter leurs doléances.

Nous les descendants de français, aussi paradoxal que cela puisse paraître, nous ne sommes pas français, et c’est dommage! Si nous l’étions, il nous eût été alors possible, du moins pour certains d’entre nous, d’agir plus librement vis à vis des autorités compétentes tant soit françaises ou anglaises afin que soit reconsidéré le cas de tous les oubliés, les vrais descendants d’esclaves.

L’exploitation malsaine de certains politiques ne rend-elle pas plus misérable encore beaucoup de ces descendants d’esclaves ? En tirant toujours vers le bas, exploitant leur misère, ceux-là ne font-ils pas naître en eux un sentiment de haine envers la communauté minoritaire, la communauté blanche ?

En conclusion dirons nous que paradoxalement, la communauté franco-mauricienne de l’île Maurice, accusée de tous les maux de la période coloniale française, ayant toujours promue la culture française et continuant à la vivre au quotidien, n’est pourtant plus « française de papiers » bien que « française de cœur, de culture et de raison ».

Gérard Dufourq - Ile Maurice.


Autour du débat de Jean François Copé sur France Europe Express

December 27th, 2006 No Comments   Posted in Analyses des Bloggers

Suite au débat du 17 décembre 06 de France Europe Expresse, dont Jean Francois Copé était l’invité, voici quelques observations :

En suivant ce débat comme beaucoup, nous devons avouer que les téléspectateurs n’ont pas du retenir grand-chose, sauf qu’aucun de ceux présents sur le plateau n’était d’accord sur rien. Enfin simple répétition des faits politiques… Ainsi on pouvait retenir que la France n’était qu’une idée, ce qui est complètement inexacte car si c’était le cas la France ne serait bientôt que ruine et désolation. La France, plus qu’une idée vague et de l’ordre de la théorie, ne doit-elle pas plutôt être vécue, construite et ressentie nativement par quiconque se revendiquant d’être français ? N’est-il en effet pas plus raisonnable de penser que l’individu devrait ressentir son pays plutôt que d’intellectualiser l’idée que le sens commun s’en fait ? N’en résulterait-il pas une intégration naturelle et évidente plutôt qu’une déformation de l’individu voulant appréhender les rouages, jusqu’alors inconnus d’une culture différente de la sienne. N’oublions pas que la France, poussée par son peuple a pris 15 siècles pour se construire culturellement et socialement.

Malheureusement pendant ce débat télévisée, la notion de devoirs associée aux droits ne semblait avoir été évoquée que pour la forme et le politiquement correcte, tout un chacun sachant bien que cette notion ne pèse pas bien lourds par rapport à son associé. Dommage dirons-nous, quand on pense que les fameux droits dont se prévalent beaucoup de nouveaux français sont belles et biens les conséquences des devoirs dont les français bâtisseurs se sont toujours acquittés. Les droits sont la récompense, et le devoir le labeur associé.

Nous voudrions à notre tour apporter nôtre pierre à l’édifice de ce grand débat d’actualité sous la forme d’un exemple pour montrer à quel point la France, depuis une quarantaine d’années malmène son pays ainsi que ceux qui propage « l’idée française » en la vivant au quotidien. Cela nous emmène à faire connaître un trait de l’histoire, pas toujours évidente, des franco-mauriciens de l’ancienne île de France aujourd’hui île Maurice :

En oubliant les Franco-mauriciens, la France ne laisse-t-elle pas sur ceux-là le poids de son passé esclavagiste?…

“Et, pendant ce temps, la France brûle, ses banlieues s’enflamment,sa culture est mise à mal par ceux-là même qu’elle a reconnus en son sein”.

Alors que contrairement à tout cela, nous les misérables descendants de français, prisonniers de notre rocher, non reconnu par quiconque, à l’inverse de ces fauteurs de désordres, avons non seulement conservé la culture française, mais aussi promue bien au-delà de nos petites frontières.

N’avons nous pas assez souffert de la mésaventure de nos ancêtres ? e colonisateurs qu’ils étaient, ne se sont-ils pas retrouvés du jour au lendemain au statut de colonisés par les Anglais? Du même coup, n’ont-ils pas perdu leur citoyenneté Française ? Pourquoi serions-nous responsable du malheur actuel des descendants d’Esclaves ?
Pourtant, certaines belles âmes ne se privent pas de le clamer!

Ainsi, par anachronisme, nous serions rendus responsables de la pratique de l’esclavage de nos ancêtres, parce que nous sommes leurs héritiers.

Non! Nous ne sommes pas redevables de quoi que se soit!

Pour être responsable, il aurait fallu que nous soyons les vrais héritiers de nos ancêtres. C’est à dire être français comme eux!

Une comparaison amusante et paradoxale serait de dire que si d’une part les descendants de colons sont autant responsables de l’esclavage que leurs ancêtres du simple fait de leur descendance, d’autre part, ne serait-il pas logique de dire que les descendants d’esclaves sont autant esclaves que leurs ancêtres toujours en raison de la descendance. Avant que divers associassions anti-racistes ne montent au créneau en ne lisant que cette phrase, précisons évidement qu’il ne s’agit là que d’un raisonnement par l’absurde. Il est évident que les descendants d’esclaves sont parfaitement libres à l’île Maurice. Permettez nous donc par symétrie de dire que les descendants de colons à l’île Maurice ne sont plus … colons ni esclavagiste. Nous voyons bien là encore une fois, si le postulat de départ est faux, le raisonnement qui suit est erroné.

Ainsi sur ce triste sujet de l’esclavage ou tant de personnes ont injustement souffert dans leur âme comme dans leur chair, pourquoi ne pas avoir trouvé de solutions plus équitables et raisonnables à leur problèmes ?

On n’hérite pas seulement du passif!

Il serait donc injuste que nous portions seuls toute la responsabilité morale d’une lourde période de l’histoire française, en son temps, durant cette période coloniale.
Ainsi, ce serait plutôt à la France que les descendants d’esclaves devraient présenter leurs doléances.

Nous les descendants de français, aussi paradoxal que cela puisse paraître, nous ne sommes pas français, et c’est dommage! Si nous l’étions, il nous eût été alors possible, du moins pour certains d’entre nous, d’agir plus librement vis à vis des autorités compétentes tant soit françaises ou anglaises afin que soit reconsidéré le cas de tous les oubliés, les vrais descendants d’esclaves.

L’exploitation malsaine de certains politiques ne rend-elle pas plus misérable encore beaucoup de ces descendants d’esclaves ? En tirant toujours vers le bas, exploitant leur misère, ceux-là ne font-ils pas naître en eux un sentiment de haine envers la communauté minoritaire, la communauté blanche ?

En conclusion dirons nous que paradoxalement, la communauté franco-mauricienne de l’île Maurice, accusée de tous les maux de la période coloniale française, ayant toujours promue la culture française et continuant à la vivre au quotidien, n’est pourtant plus « française de papiers » bien que « française de cœur, de culture et de raison ».

Gérard Dufourq - Ile Maurice.