Retraites indexées

November 30th, 2006 No Comments   Posted in Analyses des Bloggers

Madame ROYAL, vous demandez aux citoyens Français de vous faire part de leurs inquiétudes afin d’étudier quelles solutions il conviendrait d’apporter ! Et bien soit ! Je profite de cette aubaine pour vous rappeler l’existence d’une étude en cours consistant à vérifier le bien fondé de l’indexation des retraites versées aux agents de l’Etat, résidents outre-mer. Un groupe de députés et de sénateurs essaient de tirer des conclusions relatives à ce qu’ils considèrent comme une ineptie. Ces messieurs ne prennent même pas la peine de venir sur place, constater de visu la réalité de l’économie locale. En effet, ils se contentent de s’appuyer sur un rapport établi par la cour des comptes de l’inénarable Monsieur Seguin ; rapport qui en substance, indique l’incongruité de cet avantage ! Partialité ? Avec des loyers moyens dépassant les 1000 € mensuels pour des appartements de type F 3 de milieu de gamme, comment peut-on espérer se loger décemment si le revenu n’est pas indexé ? Faut-il étoffer la communauté des squatters et vivre comme un paria après avoir été un serviteur de l’Etat ? Les propriétaires ne comptent pas baisser les tarifs puisque depuis peu, les sociétés privées qui débarquent en Calédonie pour l’exploitation minière ne regardent pas à la dépense en matière de logement. Quelle peut être  la conduite à tenir pour les fonctionnaires retraités qui, en cas de suppression de cet index, seraient relégués aux dépotoirs ? Marié à une Calédonienne, agent de l’Etat, je suis amené à prendre ma retraite sur ce territoire et si une loi devait supprimer cette compensation financière, elle ouvrirait la porte à une précarité exponentielle et à un exode massif de la part des personnels sans attaches locales. Autrement dit, un manque à gagner considérable pour le territoire. Le secteur public contribue largement au bon fonctionnement de la Calédonie par les loyers, la consommation, de la même façon que les subventions allouées par le gouvernement de la République. C’est un système qui permet par ailleurs de limiter le concours financier de l’Etat, dans la mesure où ses agents, actifs ou pas, injectent cette manne incontournable. Des associations se sont montées, sur les différents DOM TOM, afin de faire comprendre à certains irresponsables qu’il n’est pas souhaitable qu’une telle mesure voie le jour. Ces messieurs dames du parlement feraient mieux de s’interroger sur le bien fondé de leurs avantages innombrables et parfois incompréhensibles (comme certaines détaxes !). Bien entendu, il est plus facile de taper sur le voisin que sur sa propre tête ! Cependant, l’électeur qui se cache derrière le fonctionnaire possède une mémoire longue et vindicative ; ceux qui paradent sous les dorures de leurs palais en l’ayant oublié pourraient un  jour s’en mordre les doigts. Inutile de rappeler les lois de la multiplication des mécontents à des politiciens qui ont subi un certain 21 avril. Je ne suis ni député, ni sénateur mais comme je vous l’ai indiqué, je vis à Nouméa depuis plusieurs années, je connais ce milieu et ses rouages et suis persuadé que l’obsession d’économies de certains pataphysiciens peut entrainer de lourdes conséquences sur un terrain fragile. Il ne suffit pas d’avancer des pseudo-solutions dans l’espoir de plaire à son patron, encore faut-il qu’elles soient dignes d’intérêts. Vous avez dit, Madame ROYAL, que les territoires d’outre-mer conservaient une grande importance à vos yeux… C’est le moment de le prouver, noir sur blanc. Assurez vos citoyens, isolés au bout du monde, que leur action pour le rayonnement de la FRANCE sera justement récompensé. Assurez-nous que nos retraites ne souffriront pas d’une amputation injuste et injustifiée. Le coût de la vie est ici bien plus élevé qu’en métropole. C’est le prix de l’insularité, le prix de 22.000 km d’éloignement. Alors, plutôt que de frapper aveuglément ceux qui apportent leur compétence à la FRANCE ultra-marine, ne permettez pas à des profiteurs de venir s’installer ici, à l’heure de la retraite. Si vous devez limiter les allocations, exigez de ceux qui n’ont jamais travaillé en Calédonie un minimum de probité, de façon à ce qu’ils renoncent à cet avantage qu’ils ne méritent pas. Je comprends que les DOM TOM ne puissent pas devenir un eldorado  pour tous les mercenaires de la retraite. Mais de grâce, permettez à ceux qui ont donné de leur temps, à ceux qui ont bâti et continuent de bâtir un pan de l’avenir outre-mer d’y vivre décemment. L’indexation n’est pas une tare qui fausse l’économie, bien au contraire, elle en est le poumon et le coeur qui, à chaque respiration, à chaque battement, insuffle la vie, tout simplement.


Un ordre économique juste - L’Hebdo des socialistes

October 21st, 2006 No Comments   Posted in Analyses des Bloggers

L’Hebdo des socialistes du 21 octobre publiait les propositions des trois candidats sur les questions économiques et sociales. Voici l’analyse de Ségolène Royal

A la droite, l’économie et à la gauche, le social, à eux l’efficacité productive et à nous la générosité redistributive : cette vieille représentation d’une division traditionnelle du travail ne résiste plus à l’examen. Face aux défis du monde actuel, la droite est non seulement socialement destructrice mais aussi économiquement contre-performante. Sa soumission au court-terme du marché, sa mécompréhension du rôle moteur de la puissance publique, son clientélisme impénitent et son conservatisme plus ou moins compassionnel aux forts relents de darwinisme social, tout concourt à l’aveugler car tout se tient dans ce cercle vicieux qui tire le pays vers le bas : l’injustice sociale, l’incompétence économique et l’irresponsabilité environnementale.

Non, la paupérisation et la précarisation ne sont pas l’envers obligé de la modernité ! Non, les inégalités qui se creusent ne sont pas le prix à payer pour une économie compétitive ! Non, le chômage structurel n’est pas une fatalité et la mondialisation financière l’alibi de tous nos maux ! Non, l’après-pétrole n’est pas une contrainte à assumer à reculons : c’est une chance d’innovation et d’emplois nouveaux qui justifie une mobilisation cohérente.

La compétence n’est pas à droite, leurs résultats l’attestent : la création d’emplois marchands ne repart pas, notre commerce extérieur va mal, la dette file mais l’investissement se traîne, notre déficit de PME s’accentue, le rationnement de la recherche et le piteux état de nos universités font fuir les cerveaux et handicapent le pays dans l’économie de la connaissance, l’indigence du dialogue social et les relations du travail particulièrement mauvaises en France créent bien plus de rigidités que le Code du Travail tant décrié par le Medef, la Suède sera en 2020 libérée du pétrole mais la France est encore loin des objectifs de Kyoto et du tournant des éco-industries.

Il faudrait, nous disent-ils, revoir à la baisse nos protections sociales mais si notre taux d’activité (62,8%) atteignait celui de l’Europe du Nord (plus de 75%), nos régimes sociaux dégageraient un excédent de 35 milliards d’euros et non un déficit de 11 milliards ; cela ne veut pas dire qu’il ne faille pas en corriger les défauts mais le plein emploi, c’est aussi cela : une marge de manœuvre financière pour créer des sécurités nouvelles. Ils prônent les vertus de la « séparabilité », version chic du travailleur jetable, alors que la croissance a besoin de confiance donc de sécurités économiques et sociales qui permettent de bâtir des projets d’avenir. Ils n’ont, au fond, pas compris l’essentiel : la relance de la croissance suppose un changement radical de politique qui fasse de la justice sociale non l’ennemie mais le ressort de la performance et du capital humain, non une vulgaire variable d’ajustement mais une richesse à valoriser car c’est, aujourd’hui, notre avantage concurrentiel le plus durable.

Nous sommes, nous socialistes, porteurs pour le pays d’un nouveau modèle de croissance qui lie solidement ensemble le plein emploi et le pouvoir d’achat, l’innovation et la création d’entreprises, l’investissement dans la formation et la sécurisation des parcours professionnels, un développement écologiquement responsable donc économiquement et socialement fructueux. A l’arrogance de gouvernement et aux adversaires du droit de grève, nous opposons les vertus avérées du diagnostic partagé, des efforts équitablement répartis et d’une démocratie sociale forte d’un syndicalisme de masse qui permette de rééquilibrer, dans l’intérêt bien compris des entreprises et de la société, les rapports entre le capital et le travail. Au patriotisme économique de façade, privatiseur de GDF et fauteur de vie chère, nous opposons le volontarisme industriel à l’échelle française comme européenne et l’Etat garant d’un pacte social rénové et affermi.

Le laisser faire, laisser aller, ça ne marche pas. Il est temps que la volonté politique reprenne la main pour bâtir un ordre économique juste et des sécurités sociales durables qui l’emportent sur les dérives d’un capitalisme spéculatif qui choisit la rente contre l’investissement d’avenir et le scandaleux enrichissement de quelques uns plutôt que le droit de chacun de vivre dignement de son travail. La France est riche de nombreux atouts que la droite gaspille : nous en ferons les leviers d’un redressement solidaire. Nous réhabiliterons la valeur travail que détruisent aujourd’hui les contrats précaires, les discriminations à l’embauche, les salaires bloqués et l’inquiétude du lendemain. Car la santé d’une économie dépend aussi de la motivation de ceux qui travaillent et les entreprises compétitives sont celles qui savent mobiliser toutes les compétences. Nous ferons le pari de l’intelligence collective et de la capacité des Français à définir ensemble un intérêt général sans perdants ni humiliés. Nous redresserons la France en nouant dans la clarté, sur des objectifs précis et négociés, ce pacte à trois – entreprises, salariés et pouvoirs publics – dont le pays a besoin pour saisir toutes ses chances, miser sur son capital humain et retrouver un désir d’avenir.


Mémoire d’éléphant…

September 5th, 2006 No Comments   Posted in Analyses des Bloggers

Les éléphants du PS n’arrivent toujours pas à comprendre pourquoi Ségolène a tant de succès auprès des Français ? Pourtant, il me semblait qu’un éléphant avait de la mémoire… ou est-ce un masque d’éléphant…. Oui je pense, ce ne sont pas des éléphants en réalité, ce sont des rhinocéros blancs car ils sont purs, la tête pleine d’idées. Ils voient mal, c’est vrai, mais cela ne les empêchent pas de foncer et de bousculer tout sur leur passage. Ils ont du flair les rhinos, il savent humer la bonne odeur. Dommage que ce sont des animaux protégés…

Ségolène a du succès, oui messieurs les rhinos déguisés, auprès du bon peuple Français. Il est fatigué le bon peuple Français de ne voir que des mâles avides de pouvoir et de ne jamais tenir leurs promesses. Je verrai bien une femme à l’Elysée. Une femme pleine de vertu, qui sait ce que la France a besoin, qui va la materner comme une mère attentive à ses enfants. Une femme qui n’aura pas peur et qui aura la ténacité pour convaincre et vaincre des rhinos coléreux avec son sens de l’humanité et son intuition féminine. Ah l’intuition féminine ! L’amour de la paix, du partage et du bon sens. C’est ce qui manquait à la France. Elle est jolie en plus, des mensurations parfaites avec une tête parfaite. (même si cela déplait à certaines….)
Relevez vous citoyen, le temps du pouvoir féminin va arriver ! Faites comme en 1793, penez des fleurs au lieu de piques et jetez les sur son passage, Ségolène aura l’amour et la confiance du peuple. Elle saura nous guider à travers le brouillard qui nous aveugle. Brouillard d’intolérance, d’injustice sociale, de profits outrageants. Elle saura nous préparer à une France prospère à nos enfants.

Protégez là des coups bas bon peuple Français, Vive la république, vive la France, Vive Ségolène !


Bâtir les protections sociales de demain

May 1st, 2006 No Comments   Posted in Analyses des Bloggers

Aux yeux des internautes, la situation sociale en France est très dégradée. Mais la volonté de réagir est présente, et les idées ne manquent pas.
Les inégalités devant la santé mobilisent les réactions. L’accès aux soins des plus démunis requiert des réformes urgentes, notamment pour celles et ceux qui n’ont pas accès à la couverture maladie universelle. Dans le monde du travail, l’enjeu est double : comment faire que notre système social incite à reprendre un travail ? Comment faire que ceux qui désirent travailler ne se voient plus offrir de contrats au rabais ? La question du logement mobilise les internautes, tant pour le logement social que sur l’accès à la propriété. Les internautes sont également conscients des difficultés de financement de la protection sociale, et notamment des retraites. C’est une répartition équitable des efforts qui est demandée par tous, par exemple par une modulation de l’âge de la retraite en fonction de la pénibilité du travail.

Mais l’essentiel est peut-être de changer de démarche. Ainsi que le rappelle 3,435, « nous devons lutter contre l’instrumentalisation des peurs, de l’insécurité, de la surenchère électoraliste. La société française est en mal d’écoute, de considération et de transformation mais les lois d’exception, les provocations verbales, les scénettes télévisuelles ne résoudront rien. Il nous faut remobiliser les cœurs et les esprits (…). » Au bout du compte, « nos plaies nationales sont nombreuses mais nous ne pouvons renoncer à transformer la société. »

La santé

Certains internautes, comme PESCE , pensent que la couverture maladie universelle (CMU) « crée des inégalités sociales importantes (…). » Dragibus rappelle qu’« avec la CMU j’ai eu droit à une fausse dent en métal et chez l’opticien, à une paire de lunette choisie dans un petit lot “spécial CMU” made in Portugal… Je m’en contente très bien mais je n’ai pas l’impression d’être un privilégié pour autant ! ». Annick rappelle que « la CMU permet de soigner les personnes ayant des revenus très modestes. Serait-ce un scandale ? Serait-ce au détriment de ceux qui paient une mutuelle ? NON - d’une part, c’est un bien pour la société entière, un haut niveau sanitaire permet une santé de tous bien meilleure, moins de maladies liées à la pauvreté, de maladies transmissibles, un MOINDRE COUT car l’absence de soins entraîne à terme des pathologies bien plus graves, de toutes façons prises en charge à 100% ».

Mais la CMU a aux yeux des internautes de sérieux défauts. vieilledame indique qu’ « il faut savoir que, si, comme moi, on dépasse de quelques euros le seuil auquel on y a droit…terminé ! » danièle64 , relève également que si « la CMU devrait être une fierté pour les français (…), les classes moyennes paient le prix fort tous les avantages sociaux dont bénéficient les plus démunis. Un contrôle plus rigoureux des réels problèmes économiques des bénéficiaires serait utile. La solution est peut-être, comme le soutient raf, « plutôt que d’arrêter la CMU (…), d’en corriger les effets de seuil. Prévoir un système par tranches plus juste et qui aide tous les français à avoir une mutuelle jusqu’à 1,2 ou 1,3 SMIC. Ca serait plus juste (une franchise d’impôt serait également une piste à creuser). »
Pour sa part, ludia , est « en tant que femme et citoyenne choquée que toutes les pilules ne soient pas remboursées (…). Il s’agit là de situations injustes et problématiques pour l’ensemble du corps social : - tout d’abord aucune femme n’ayant le même corps, on ne peut défendre une pilule unique. (…). La contraception et la maîtrise de son corps est un droit fondamental. (…) Et l’on connaît l’impact de ces coûts sur les IVG, 200 000 par an, chiffre absolument honteux quand on dispose des moyens de contrôler la fécondité. »

Alors que les questions de financement de la couverture maladie font rage, il ne faut pas oublier que l’action publique a un rôle déterminant à jouer pour la santé de nos concitoyens. Ainsi, LP06 , lui-même ancien alcoolique, rappelle que « L’alcoolisme, c’est 10% des décès et c’est la 1ère cause de décès chez les jeunes (…). La création de conseillers alcools (les « councellors »pour reprendre l’appellation du rapport) me parait facile à mettre en œuvre à quel niveau que ce soit de son engagement (…). Si une vraie politique de santé publique était engagée contre l’alcoolisme, ce serait « un formidable message d’espoir », avec une vraie dimension « POLITIQUE, au sens noble de ce mot. »

L’inégalité des territoires en matière de santé fait également partie des préoccupations des internautes. CITOYEN 22 se demande, « dans le cadre de la médecine libérale, comment faire en sorte que certaines régions ne soient plus des déserts médicaux dans lesquels les médecins sont trop peu nombreux ? (…) Comment faire en sorte que les jeunes médecins s’installent dans des secteurs considérés moins attractifs que d’autres ? La création de postes de médecins fonctionnaires devra-t-elle être envisagée ? » L’action du Gouvernement Villepin relativement à la crise du chikungunya est également mise en doute. pepito64 voit une France « incapable de venir en aide rapidement et efficacement sur son propre territoire dans un département français (…). Il est quand même paradoxal que nous avons pu trouver un vaccin et acheter 30 millions de doses pour vacciner nos poulets ; mais nous n’avons pas pu trouver un vaccin pour cette maladie qui est connue depuis longtemps. »
Etudiante en médecine, fanny trouve le système « absurde : la sécu rembourse le patient mais le médecin reverse une somme à l’état… pourquoi ne pas faire un système où le médecin est salarié de la fonction publique ?? moi je trouverai ça plus sain : tout le monde prendrait son temps, fini la course à l’argent. » Elle reconnaît toutefois, comme d’autres internautes, qu’une telle solution peut avoir des effets pervers.
L’éducation

Pour caiius, « l’éducation nationale ressemble à une tour d’ivoire de laquelle on sort vers un monde brutal. De mon point de vue, il est évident que les salariés devraient avoir droit à une formation gratuite et reconnue tout au long de leur vie, la question est le coût, dans beaucoup de sociétés c’est en soirée sur le temps personnel (et la motivation) des uns et des autres que cela se passe. » solange veut « école de la 2ème chance » pour celles et ceux qui n’ont pas eu de bonne formation initiale. Cela signifie « pas des cours par correspondance ou des cours du soirs au CNAM, après le boulot où on se retrouve seul devant son devoir sans savoir comment s’y prendre puisqu’on n’a jamais appris. Les bancs de l’école avec des professeurs, des devoirs et des contrôles pour se mettre réellement au niveau de ceux avec qui on se retrouve en concurrence sur le marché du travail. Bref rouvrir le collège et le lycée aux parents des enfants qui y “galèrent” (…). Cette école devrait fonctionner en journée pour les personnes sans emplois, le soir et le WE pour les autres, voire si possible à temps choisis par petits groupes. Les bancs de l’école devraient aussi pouvoir être ouverts pour les adultes d’origine étrangère dont les enfants sont scolarisés (…). A mon sens d’abord pour leur apprendre leur langue, savoir l’écrire et connaître l’histoire de leur pays d’origine puis la réinscrire dans l’histoire du monde et de leur pays d’accueil pour ensuite venir aux apports de leur langue et de leur culture dans la langue et la culture française puis alors seulement aborder le français à l’écrit comme à l’oral (…). S’intéresser aux parents, même âgés, pourraient résoudre le grand soucis d’intégration et de travail de leurs enfants ».

Le travail

Syndicaliste, conseiller en insertion et adhérent au Mouvement national des chômeurs et précaires, rivera est « étonné que nos associations ne soient pas représentées au sein d’instances comme l’ANPE ou les ASSEDIC, comme si le rôle des syndicats se limitaient uniquement aux personnes en activité. »
La concurrence des pays asiatiques fait réagir les internautes comme Remy , qui fait une proposition : « Pourquoi ne pas soumettre la possibilité d’accéder au marché Européen par exemple à la condition que l’acteur économique respecte (…) un niveau jugé comme acceptable par nous-même, ou un organe international. En éliminant les horreurs de la mondialisation, on pourrait aussi respecter le droit des pays à se développer et à conserver leurs valeurs nationales. » JPNBA souligne toutefois qu’ « empêcher ces pays d’accéder au marché européen, c’est encore les isoler un peu plus… donc ne pas leur permettre le moindre développement. »

Certains internautes, comme directeurachats , vont jusqu’à penser que « plus on taxe les entreprises et les riches… plus on appauvrit les français et surtout les plus fragiles. » Cadet a une visions plus nuancée et pense que « le fossé est maintenant entre ceux qui peuvent organiser leur vie personnelle sur le long terme, avoir des projets, …, tout simplement parce qu’ils ont l’assurance d’avoir des revenus constants toute leur vie et une retraite assurée, et ceux qui de CDD en CDI (…) et périodes de chômage, ne peuvent plus construire leur vie. » Ce fossé existe également aux yeux de zouzoute , qui se voit comme « une travailleuse pauvre » et ne peut se « payer une mutuelle ». Elle rappelle une difficulté à laquelle elle fait face : « je suis non imposable et je n’ai pas le droit à l’APL parce qu’il prenne en compte le brut alors que mon loyer fait la moitié de mon salaire, ne peut on revoir cette injustice ? (…) Bâtir la protection sociale de demain c’est penser à tous ceux qui travaillent et en crèvent ! »
En réponse, Yves78 avance que « le problème exposé par “Zouzoute” n’est donc pas un problème d’égalité, mais bien un problème de répartition des aides sociales. (…) Je n’ai pas de solution toute faite, mais (…) je pense que (…) le RMI et la CMU doivent rester un “filet de sécurité” pour éviter l’extrême pauvreté, mais ne doivent ni devenir un “mode de vie” (et encore moins une “facilité”), ni devoir être finalement “enviés” par ceux qui n’en bénéficient pas. Il me semblait que le Crédit d’Impôts, pour les personnes qui, reprenant un travail salarié, perdaient une partie des aides sociales, devait être une solution. Force est de constater (et la Cour des Comptes vient de le faire) que ça ne suffit pas … »

En tout état de cause, la politique actuelle ne semble pas apporter les fruits attendus. Marc79 note que « l’Observatoire de la pauvreté (…) constate que le nombre de pauvres est reparti à la hausse en 2003: 3,7 millions de personnes contre 3,43 en 2002, soit 6,3% des ménages concernés contre 5,9% en 2002! la part des demandeurs d’emploi non indemnisés passe de 36,5% à la fin 2002 à 42% en 2005 tout en constatant le phénomène des working poor, ces travailleurs pauvres de + en + nombreux! S’il est vrai que nous ne pouvons plus envisager le monde du travail comme linéaire, sans rupture, pourquoi ne pas envisager comme dans d’autres pays d’Europe de concilier flexibilité et sécurité ? » Il ne voit pas la solution dans les emplois aidés, mais plutôt dans « une formation, une aide au transport, un accompagnement personnalisé qui permettront aux plus défavorisés de retrouver un emploi tout en gardant la dignité à laquelle chacun a droit. »

Dans ce débat, de nombreux internautes, comme mercredi , rappellent avec force que « c’est l’honneur de la gauche d’avoir mis en place le RMI et la CMU. Je suis moins sûre que vous que ces personnes n’aient pas le désir profond de retrouver un emploi et une place au coeur de la société et non à la marge. » mercredi conteste également la proposition qui est faite de donner des “bons” pour l’alimentation ou les vêtements : « mais dans quelle période de notre histoire voulez - vous voir vivre les plus faibles d’entre nous ? Ne vaut-il pas mieux, par un système intelligent et respectueux d’assistance sociale accompagner ces familles ou ces personnes et les aider à établir un budget afin de les rendre à nouveau autonomes ? » Il est vrai que le système n’est pas dépourvu d’effets pervers, rappelés avec éloquence par Dave : « Une jeune dame de 32 ans, 2 enfants, 10 et 5 ans, fait le ménage chez moi, travail parfait. Je désire la déclarer. Etant très handicapé (85%), cela ne me coûterais pas plus cher qu’aujourd’hui et serais plus citoyen. HELAS, elle refuse, je la comprends un peu : Rmiste avec ses deux enfants, elle a droit au maximum d’aides sociales, CMU, CAF, aide au logement…etc (…). Si tous les “aidés” pouvait travailler et que les aides soient diminuées au prorata de ce qu’elles déclarent gagner, beaucoup seraient d’accord. Aujourd’hui, les aides sociales c’est tout ou rien, il faut changer cela. » bertro estime qu’il faut faire en sorte que, « dans tous les cas, IL SOIT PLUS AVANTAGEUX DE TRAVAILLER QUE DE NE RIEN FAIRE ».
La sécurité sociale, pour anne.helie, « c’est super maman, vient un temps où si super maman est saine, elle pousse ses enfants à l’indépendance et à la responsabilité tout en restant attentive à cette émancipation. » Il faut toutefois que les efforts demandés aux personnes en difficulté soient accompagnés de droits nouveaux. A cet égard, kw propose de donner aux demandeurs d’emploi les droits (avoir un revenu, un encadrement, et un contrat d’objectif) et les mêmes devoirs qu’un salarié. On passerait d’une logique “passive” dans laquelle on donne une allocation et on surveille les “tricheurs” à une logique “active” ou chacun est encadré, et peut définir un parcours d’évolution vers l’emploi. »

Aux yeux des internautes, la politique du Gouvernement de Dominique de Villepin ne va clairement pas dans le sens du « donnant-donnant ». Cyrille relève les incohérences du « Contrat Première Embauche » : « Comment vont faire les jeunes qui seront embauchés sous ce contrat ? Ils pourront être licenciés du jour au lendemain sur le bon vouloir et la bonne humeur de leur patron ? (…) Sans raison, donc sans preuve que le licenciement ait été abusif ? Comment vont faire les jeunes pour louer un logement alors qu’ils sont en contrat CPE Contrat Précarité Exclusion ? »

Le logement

Le logement social
jespar pense « qu’il est indispensable que toute construction d’immeuble en France (quelque soit son standing) intègre un quart de logements dédié au logement social (…). » Pour sa part nnours est sceptique sur la possibilité « d’obliger les promoteurs à intégrer des logements sociaux dans leurs programmes ». Il est « persuadé que les promoteurs préfèreront payer une amende, ou que les logements en question feront l’objet d’une finition inférieure… (…) Il faudrait au contraire (…) que l’Etat ait une politique de fermeté, par exemple en instaurant des loyers proportionnels au salaire dans les logements sociaux, (…) ce qui pousserait certains bénéficiaires à chercher un autre logement, et laisserait la place à d’autres, qui en ont besoin. »
Mais pour fabrice_r , au contraire, dès lors que « les acteurs du marché immobilier ne construisent que des logements “à haut rendement” et organisent la pénurie de logements résidentiels, c’est l’Etat qui doit prendre en charge cette construction, car il a le devoir de protéger la population contre le non-logement ou le “mal-logement” (et) mixer dans un même immeuble des appartements privés et des appartements appartenant à des bailleurs sociaux. Le logement est l’exemple le plus criant du manque actuel de projets de l’Etat ».
Mais que faire pour les personnes qui n’ont plus aucun logement, les SDF ? OlivierT souhaite la reprise de l’objectif de “zéro SDF” et (…) une véritable guerre à la pauvreté, et se doter pour cela d’une sorte d’armée anti-misère. J’ose même affirmer que les SDF doivent être protégés MALGRE EUX. » Les modalités pratiques pourraient être les suivantes : il faudrait, pour raf - clarifier les compétences Etat/ Conseil Général sur ce point; à l’Etat la charge des SDF isolés, au Conseil Général la prise en charge des familles, avec enfants (au titre de la protection de l’enfance); (…) développer les centres inconditionnels ayant une durée d’hébergement élevée (sur plusieurs mois). »
Danielle envisage un dispositif de « garantie des risques locatifs. Celui-ci permettrait aux bailleurs de ne plus subir l’impayé de loyer et aux locataires de ne plus craindre l’engrenage qui conduit à l’expulsion pour ne pas avoir pu honorer leurs loyers. Ce dispositif, mutualisant le risque, pourrait se mettre en place dans les prochains mois(…). On oublie souvent que la solidarité, et la mutualisation des risques permet à tous d’avancer ensemble. » ASSENS Jean va jusqu’à envisager une « Couverture Logement Universelle » par l’extension du Loca Pass et du Pass Travaux mis en place par les partenaires sociaux au bénéfice des salariés du privé.

Le prêt immobilier / devenir propriétaire
la question de l’accès à la propriété est cruciale pour les bas revenus. Pour Charles , les petits revenus sont obligés de dépenser leur argent pour payer un loyer au lieu d’épargner dans la pierre. Comment peuvent-ils augmenter leur niveau de vie dans ces conditions ? » munich tient à souligner que certains banquiers sont conscients de leurs responsabilités. Lui-même « travaille dans ce secteur d’activité et (…) utilise ce poste pour faire du social et aider les gens à s’en sortir, c’est une manière également de montrer ses valeurs de socialiste ». Dragibus rappelle également que « si l’achat est difficile, la location l’est tout autant pour les bas salaire !…Dans certaines villes on trouve difficilement un studio à moins de 400 € / mois ! »

Le surendettement

Il est un problème de société dont on parle trop peu, c’est le surendettement. Ainsi que le note NODRAC , avec 2,2 millions de personnes fichées en Banque de France et 1 million de familles surendettées (officiellement), « le surendettement est devenu clairement un phénomène de société. Or, au niveau individuel, le surendettement est vécu comme un drame personnel (…). Dans les médias, on laisse croire à nos concitoyens que les personnes surendettées sont soit des incapables, soit des jouisseurs sans limites (…). En réalité, le surendettement résulte le plus souvent d’un « accident de la vie ». Ainsi, la perte d’un emploi demeure toujours le facteur dominant (31%) à l’origine des situations de surendettement à côté du divorce ou de la séparation et du décès du conjoint (17%). »
Devant l’ampleur du drame humain, il y aurait des mesures à prendre, et en particulier, « mieux informer les emprunteurs et responsabiliser les préteurs. Cela passe par la réforme du FICP ( Le Fichier de la BdF). (…) Il faudrait imposer aux banques (qui n’en veulent pas) la création d’un répertoire préventif des crédits, où chaque emprunteur serait inscrit en toute connaissance de cause, un répertoire pour tous, non infamant et préventif. »

La retraite

Bernard a 56 ans et est au chômage. Le discours sur les bienfaits de l’allongement de la duré de la vie, qui justifieraient le recul de l’âge du départ à la retraite, lui semble réservé à des privilégiés, mais pas à « ceux qui auront tout donné pour leur entreprise, que l’on aura jetés comme des kleenex et pour qui la vie professionnelle n’aura été qu’un parcours du combattant, comportant la peur du lendemain et de la précarité !!! ». Devant les terribles difficultés de certains, christophe58« pense que dans le cadre d’une réforme de retraite, il serait bon d’intégrer la notion de pénibilité du travail dans la durée de cotisation (…). Pour déterminer les emplois pénibles, on peut se servir des donnés sur l’espérance de vie dans chaque branche ainsi que les taux de maladies et d’accidents professionnels. » PATRICKS , ressortissant du régime de protection sociale agricole s’inquiète de ce que, « pour la dépendance (maisons de retraite, maintien à domicile des personnes âgées), nous soyons très en retard sur nos voisins italiens et allemands ». Il propose de « créer en France une branche de la protection sociale dédiée à la dépendance. » Une réflexion sur ce point est urgente aux yeux de raf , pour qui « la situation dans laquelle nous laissons les personnes âgées dans ce pays a quelque chose de révoltant. Manque de place en maisons de retraite, particulièrement pour les plus dépendants, établissements flirtant trop souvent avec la maltraitance institutionnelle ou personnelle, perte des solidarités familiales (…) La gauche n’a pas été inactive avec la reconnaissance de la dépendance et l’organisation de son financement spécifique via l’APA. Mais il est clair qu’il faut aller plus loin et que tout cela nécessitera : - des financements spécifiques ; - une politique courageuse de fermeture/ redressement des établissements indignes; - la poursuite du développement de la prise en charge des personnes âgées à domicile (vivier d’emplois au demeurant). (…) Le drame, c’est qu’on pourrait dire la même chose de la prise en charge de tous les plus faibles dans notre société : handicapés (…), sans domicile fixe… Il y a du travail pour une gauche pragmatique et généreuse là dedans… » celimene nous rappelle également le drame qu’est pour les familles la maladie d’Alzheimer, ainsi que les insuffisances actuelles de la prise en charge des malades. Hervé THIBAUD souligne les insuffisances du dispositif de « retraite anticipée des travailleurs lourdement handicapés (…), car la plupart n’y auront jamais accès du fait des conditions exclusives. »

La retraite ne doit pas non plus être une mort sociale. Lui-même retraité, pop 47 rappelle que si « rien n’est plus beau que la liberté que donne la retraite (…), il y a une condition : avoir les moyens de se faire plaisir et surtout ne pas se sentir inutile (…). Ne pourrait-on pas proposer à ces personnes de devenir utiles à la société sous forme en quelque sorte de réserviste ? Je pense aux postes de juges de proximité, médiateurs sociaux (…), plein de fonctions qui pourraient les rendre utiles et peut-être leur apporter un petit revenu complémentaire tout en ne leur supprimant pas le bonheur d’être retraité. »
Pour financer les retraites, Daniel95 propose une réforme originale fondée sur « la nécessité de tenir compte du nombre d’enfants pour calculer la retraite de la mère ET du père ». Ainsi, dès lors que ce sont nos enfants qu paieront nos retraites, il s’agirait de « faire dépendre directement le niveau de la future pension de retraite - par aménagement annuel progressif d’un barème très précis, au cours de la prochaine décennie - avec celui du nombre d’enfants (futurs cotisants) que l’on s’est donné financièrement la peine d’élever. »

Pour sa part, Cadet s’interroge sur la justification des disparités existantes entre le secteur public et le secteur privé en la matière. Le financement des retraites appelle peut-être de solutions originales, à l’instar de Cuisinier , ancien industriel qui propose le système suivant : « 1° Au lieu de dépenser beaucoup d’argent pour sauver des entreprises qui souvent s’écrouleront après (…), il vaudrait mieux accorder des crédits a un fond de pension destiné à épauler la retraite par répartition. 2° Ce fond serait géré par des spécialistes (…). 3° Il placerait son argent pour moitié dans des entreprises françaises - pour éviter les OPA hostiles- et pour le reste en participant au capital d’entreprises innovantes ou au lancement de grands projets. » Pour Lucazeau isabelle, « il faut savoir qu’un bon nombre de retraités éprouvent des difficultés à répartir le montant de leur retraite complémentaire, reçu en début de trimestre et qui doit évidemment durer jusqu’au début du trimestre suivant. La CRAM, elle règle mensuellement (…). Ne pourrait-on pas obtenir de ces caisses complémentaires des règlements mensuels pour faciliter la gestion de ces retraités dont les ressources sont déjà pour beaucoup très basses. »

Le financement de la protection sociale

Le financement de la protection sociale est un mystère pour beaucoup de gens. Pour nnours, « un des problèmes importants que l’on rencontre actuellement, est qu”une partie du coût de la protection sociale est caché pour les salariés. Celui ci voit bien qu’il existe une part patronale de charges sociales et une part sociale, mais il n’en comprend pas réellement la portée (…). En réalité, si la part patronale augmente, cette variation se retrouvera tôt ou tard dans les salaires qui n’augmenteront pas, ou dans la suppression d’avantages pour les salariés, comme une diminution de l’intéressement ou de la participation. Le coût de la protection sociale doit donc être affiché de manière plus transparente, afin que chacun en prenne conscience. Les choix qui en découleront seront ensuite mieux acceptés par tous. »

Le financement de la protection sociale, aux yeux de JPNBA , ne passe pas par de nouveaux impôts : « En effet, en augmentant le coût du travail il peut favoriser la substitution du travail par le capital et plus particulièrement pour les salariés non qualifiés dont la productivité est plus faible (…) Il paraît donc pertinent de chercher à mieux utiliser les ressources dont disposent l’État (…). Un audit sur les services apportés par l’État et sur leurs utilités sociales et économiques semble indispensable. » A ceux qui voient les fonctionnaires comme des privilégiés, Floral répond « que, même parmi les fonctionnaires, il y a des employés non qualifié et mal payés (…). Que diriez vous si l’Etat traitait ses employés comme le font certains entrepreneurs privés ? (…) Précariser dans le public pour améliorer la situation : quelle belle solution ! (…) Les fonctionnaires ne sont qu’un bouc émissaire très en vogue actuellement (…). Qu’ils pèchent parfois par excès de corporatisme certes, mais (…) qui pleurera quand la SNCF ne sera plus? Pas seulement ses employés. » A cet égard, beaucoup d’internautes, comme NODRAC tiennent à rappeler « que tout le monde peut devenir fonctionnaire, car la voie normale d’accès à la fonction publique est le concours républicain (…). Devenir fonctionnaire est une CHANCE possible pour les enfants d’ouvriers et une aide pour les milieux modestes. Supprimer cette voie de promotion sociale, c’est encore sanctionner les plus démunis. » Ravachol s’interroge : « faut-il parler des “privilèges” des fonctionnaires ou de l’épouvantable régression des conditions d’emploi dans le privé ? »

Toutefois, directeurachats soutient que « le fond du problème (…) est que l’administration française est inadaptée aux besoins de ses clients : public et entreprises (horaires, difficultés de compréhension, brouillard législatif et administratif, accueil peu commercial…) et surtout pléthorique et coûteuse. » Cadet ajoute que « 80% des bénéfices des entreprises françaises du CAC 40 se fait hors des frontières. Si vous voulez relever le pont-levis de la forteresse “France”, il faudra payer les quelques millions de fonctionnaires avec les 20% restants. »

Mais, au-delà des discours considérés par certains internautes comme très « idéologiques », un certain pragmatisme est mis en avant. petitmaje souligne que le parti social-démocrate suédois a abandonné toute référence au marxisme et a « lancé une série de réformes courageuses en transformant les services publics à des services “au public” assurés par des entreprises privées avec contrainte de service public, en tordant le coup au déficit. Résultat en 2005 : 5% de chômeurs (objectif pour 2006 : 4%), un budget en équilibre. Des services au public, des services sociaux de haute qualité. » philipounet propose « d’asseoir les cotisations sociales sur la consommation et en adosser le recouvrement à celui de la TVA, (avec) les contreparties suivantes: - Réduction voire suppression des charges patronales et salariales ce qui permettrait de redonner du pouvoir d’achat aux ménages et d’améliorer la compétitivité des entreprises en permettant une baisse significative des coûts. - Ceci permettrait de taxer également la production délocalisée par rapport à la production nationale. - Ceci justifierait la suppression de tous les contrats aidés qui n’ont jamais fais leur preuves ainsi que des nouveau CNE et CPE. - les créations d’emplois induites réduiraient le nombre de bénéficiaires des minima sociaux. »